le dossier GUD

 

Menaces et agressions du (des) groupuscule d'extrême droite.
Une longue suite d'actes restés impunis…

Propos révisionnistes et racistes appelant à la haine et à la violence - 1996 à 1998

Lors des élections au Conseil d'Administration à la faculté de Droit, en 1996, le Renouveau Etudiant (RE) présente une liste et obtient une élue après une campagne prônant la préférence nationale, à laquelle participe Fabrice ROBERT, déjà condamné pour propos révisionnistes, membre du groupe de musique Fraction Hexagone également condamné pour appel à la violence ("une balle pour les sionistes"). Le professeur W. est remarqué pendant le dépouillement des élections soutenant ouvertement la liste du Renouveau Etudiant.
En mars 1996, sous la pression de plusieurs organisations étudiantes, le Doyen CHRISTINI, refuse de mettre à disposition des locaux de la Faculté de Droit pour accueillir M. MARTINEZ, député européen FN, invité par le professeur V. pour une conférence sur le thème "Dieu est -il pour l'impôt ". Furieux, celui-ci déclare alors devant un amphi de seconde année de Droit: " Je suis en deuil pour ma nation et j'appelle à ce qu'on associe l'arme blanche au drapeau tricolore… " (à l'époque, l'Algérie est en proie aux massacres quotidiens). Le Doyen est informé de cet incident.
Sur le panneau d'affichage du Renouveau Etudiant en faculté de Droit, on peut lire des propos racistes, antisémites et appelant à la haine raciale….
L'UNEF invite les médias à une conférence de presse. France 3 filme les affiches. Interpellées, les autorités universitaires répondent qu'elles sont dans l'incapacité d'agir car le R.E est représenté au Conseil d'Administration de la Faculté (à l'époque par Anne D. par ailleurs responsable du Front National de la Jeunesse).
En 1997, Yasmina T., élue UNEF, est prise à partie devant le tableau d'affichage du RE par Bertrand P., à l'époque chargé de TD, qui lui tient des propos racistes… Le Doyen en est informé.


Menaces contre les élus UNEF du Conseil d'Administration de l'Université - Novembre 97

A la sortie d'un conseil d'administration de l'Université et devant la salle du conseil, les 2 élus UNEF (Sophie B. et Diego C.) sont menacés par 5 individus accompagnant l'élue du Renouveau Etudiant (Anne Claire A.). Les élus UNEF avaient dénoncé aux membres du Conseil d'Administration l'appel à la haine de cette organisation lors d'une diffusion de tracts qui demandait de renvoyer chez eux "les déracinés du tiers monde" - voir tract -. Les autorités universitaires sont immédiatement informées de l'incident, particulièrement M. LAHEURTE (Président de l'université), et MM. GAYMARD et HERVIER (tous deux vice-présidents de l'université). Elles ne jugent pas bon de donner de suite …


Saccage du local de l'UNEF en faculté de droit, intimidations - Février 98

Aux élections d'UFR Droit le Renouveau Etudiant perd son élu, et donc son local. deux, trois jours après, les arbres se situant devant l'entrée principale sont brûlés. Le local de l'UNEF est saccagé deux fois en une semaine, une cartouche de fusil est laissée devant la porte.
Le Doyen est informé, la cartouche lui est remise. Les responsables de l'UNEF Droit demandent au Doyen qu'il dépose une plainte. Demande restée sans suite…


Agression du 19 Mars 98 sur la faculté de lettres (voir photo A4, jointe au dossier)

Un groupe de 8 personnes diffuse des tracts signés Renouveau Etudiant (RE) dans le hall d'entrée de la faculté des lettres de Nice. Dans un tract précédent, Renouveau Etudiant appelait à renvoyer chez eux "les déracinés du Tiers Monde ". Certains étudiants se trouvant dans le hall interpellent le groupe. Une bousculade s'ensuit, et un membre du RE donne l'ordre de charger. Le groupe du RE armé de gants plombés, lacrymogènes, chaîne de vélo charge sur les étudiants. Plusieurs étudiants sont blessés. Mais le nombre d'étudiants est plus important et ceux ci acculent les agresseurs dans un coin du hall de la fac. - voir photo - C'est sous la protection de la Police que les 8 sortent de la Faculté.
Mais les autorités de l'Université ne réagissent pas et essaient d'étouffer l'affaire.
Plusieurs semaines après l'agression, une assemblée générale est appelée par le syndicat étudiant UNEF. Plusieurs centaines d'étudiants décident d'envahir les locaux administratifs de la Faculté des Lettres et retiennent la doyenne. Le Président de l'Université M LAHEURTE est obligé de se rendre sur place. Face à la détermination des étudiants, dont plusieurs dizaines sont témoins de l'agression du 19 mars, M LAHEURTE s'engage à porter plainte.
Mais à ce jour, rien n'a avancé !
Pourtant c'est bien la Police qui a fait sortir les agresseurs de la Faculté de Lettres. A-t-elle oublié de prendre les noms ? C'est bien la police qui avait recueilli les noms d'étudiants prêts à témoigner. Aucun étudiant n'est appelé à témoigner. Pourquoi ?
Or 3 agresseurs ont été formellement identifiés dont Anne Claire A. élue RE au Conseil d'Administration de l'Université de Nice, Guillaume H. M. étudiant en Histoire et Philippe V.. Aucun d'eux n'a été inquiété ni même appelé à témoigner !
(Sur le serveur internet du GUD, cet épisode est revendiqué par le GUD Nice. - voir extraits - http://members.xoom.com/NRresistance/)
Après le dépôt de plainte de l'Université, le Renouveau Etudiant disparaît. Mais les mêmes militants recommencent à diffuser des tracts et autocollants (voir ci contre) signés GUD Nice.

Agression contre un militant de l'unef id (Thomas R.) - Juillet 98

Alors que des militants syndicaux accueillent les nouveaux bacheliers en fac de lettres, plusieurs individus casqués rouent de coup un militant de l'Unef id. (nombreuses contusions au visage)


Agression contre un militant communiste - 18 juillet 98

Jules S., militant communiste est agressé par 4 individus armés de poings américains en revenant d'une distribution de tracts contre l'arrêté anti mendicité qui interdit l'accès de certaines zones touristiques de Nice aux mendiants. (Contusions et traumatisme crânien)
Plainte est déposée, un agresseur est identifié officiellement : Philippe V..
Un autre est décrit de la façon suivante : un grand (près d'1m90) sec long, filiforme, à la limite maigre, les traits du visage apparents, saillants, portant une casquette rouge. Cet agresseur sera appelé par la suite "casquette rouge ".
Plainte est déposée. Philippe V. est convoqué par la police, et identifié par Jules S.


Agression contre plusieurs militants anti fascistes dont Clive Z. - 15 août 98

Plusieurs individus agressent des militants anti fascistes après un repas de rue qui a eu lieu au Port.
Parmi les agresseurs se trouve Philippe V..


Menace contre un responsable du Mouvement des Jeunes Communistes - Mouvement lycéen 19 Octobre 98

Pendant le mouvement lycéen d'octobre 98, 5 individus tractant pour une organisation paravent du GUD menacent Sylvain A. responsable lycéen du Mouvement des Jeunes Communistes: "toi, tu seras le prochain"
L'individu qui a proféré la menace est reconnu par Sylvain A. sur la fac de droit. Il s'appelle Grégory C., est étudiant en Droit et candidat aux élections universitaires du 21 janvier 1997 sur la liste " Renouveau Etudiant Niçois ". Il conduit une vespa grise immatriculée 6071 ZN 06, et habite au 2, place St François à Nice.
De plus, dans le groupe se trouve Philippe V. et une fille à moitié rasée avec une longue mèche.


Menaces contre des militants syndicaux - Octobre 98

Un militant de l'UNEF (Petru A.) et un de l'unef id (Tarik B.) sont menacés par Guillaume H. M., étudiant en Histoire, militant d'extrême droite. Après de nombreuses pressions, la doyenne Mme KIRCHER saisit la commission disciplinaire de l'Université.

Tags du GUD

De nombreux tags représentant la croix celtique et signés GUD couvrent les murs de Nice, en particulier le centre ville, ainsi que les murs du palier de Maître CARUCHET avocat, les murs et entrées des locaux de la CGT (place St François Nice), les murs du palier du local du Mouvement des Jeunes Communistes.


Agression contre deux responsables du Mouvement des Jeunes Communistes - 3 Février 99

6 individus armés de casque et de poings américains agressent Sylvain A. et Stéphane P. responsables du Mouvement des Jeunes Communistes devant le lycée Masséna à Nice. Aucun agresseur n'est reconnu formellement. Mais il semble que "casquette rouge " soit un des agresseurs.
Les agresseurs s'enfuient par la rue du Lycée. Les policiers qui se rendent rapidement sur les lieux tentent de retrouver les agresseurs dans le quartier, mais en vain. Les agresseurs se sont-ils réfugiés chez Philippe V. qui habite le quartier (21, rue Hôtel des Postes à Nice) ?


Elections universitaires (Conseil d'Administration, Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, Conseil Scientifique) - 25 Février 98

Une liste NIKAIA se présente aux élections. La croix celtique et le rat noir sont arborés dans leurs tracts. - voir ci contre - Sur la faculté de Droit, les partisans de cette liste sont les militants du Renouveau Etudiant et du GUD. Lors de la campagne électorale, ils intimident les adhérents de l'UNEF. Le 24 février, entre midi et deux, ils se tiennent à une table à l'entrée du restaurant universitaire et Philippe V. déplie un drapeau noir orné de la croix celtique (cet épisode est relaté par le GUD sur son site internet, - voir extraits -. Plus tard celui ci est aperçu dans une voiture Golf blanche immatriculée 1151 XY 06 conduite par un des membres du groupe.


Agression contre un étudiant de la faculté de lettres - juin 99

5 individus agressent Lionel H. étudiant de la faculté de lettres dans une rue de Nice et le laissent à terre. (nombreuses contusions, traumatisme crânien, mâchoire fracturée, dents cassées).
voici la scène telle que Lionel H. la décrit, il est 3h de matin dans Nice:
Une fille l'interpelle.
Elle lui demande "t'es communiste ? "
lui répond "non "
- " t'es fasciste alors ?
- ca va pas non ? je suis pas un facho !
- on est du GUD, on va te défoncer !
Et 4 individus apparaissent et rouent de coup Lionel H..

Deux agresseurs paraissent familiers : un correspond à la description de "casquette rouge".
L'autre, c'est la fille qui a interpellé Lionel H. : une petite rousse avec des tâches de rousseur remarquée par ses attitudes provocatrices sur les mouvements lycéens d'octobre 98.
Lionel H. nous a rapporté qu'une de ses connaissances avait subi une tentative d'agression similaire.


Commission disciplinaire de l'Université contre Guillaume H. M.

La commission est saisie en Février 99. A l'époque l'étudiante élue UNEF au Conseil d'Administration qui siège à la commission est Sophie B.. Elle fait partie de la commission d'instruction du dossier. Elle rapporte que le climat de cette affaire est très tendu. Mme Pascale DIONIS, responsable de la scolarité pour l'université, chargée du dossier pour le côté administratif, révèle qu'elle a subi des intimidations du père de Guillaume H. M. par téléphone. De même Mlle C., présidente de la commission d'instruction, dit que des enseignants de la Faculté de Droit sont intervenus auprès d'elle et de M R., président de la commission disciplinaire, de façon très insistante pour que H. M. ne soit pas sanctionné. S'agit il de M W. et M V. membres affichés du Front National?
La commission d'instruction a dû se réunir deux fois. Une première fois la commission disciplinaire se réunit, mais ne peut statuer faute de quorum. Enfin elle se réunit le lundi 19 juillet 1999 (en plein été) avec les nouveaux élus du Conseil d'administration et sanctionne Guillaume H. M. d'un "avertissement ", sanction la plus basse qui ne sera pas inscrite à son dossier.
La seule étudiante à siéger est Lucie B. élue UNEF ; elle demande une forte sanction à l'encontre de Guillaume H. M.. Les 4 autres élus étudiants sont absents : 3 élus de l'Unef ID, un de l'UNI.
H. M. était défendu en commission par la conseillère adjointe d'orientation de la faculté de Droit, membre affiché du Front National. Cette dernière a l'habitude de déjeuner au restaurant universitaire de la faculté de Droit avec les membres du Renouveau Etudiant - GUD, notamment Philippe V., Anne Claire A., Anne D. ancienne élue étudiante au conseil de gestion de la faculté de Droit, responsable du Front National de la Jeunesse, et Fabrice R., élu municipal FN dans une ville de la région parisienne, redescendu sur Nice au printemps 98 (source : cabinet du Préfet des AM), déjà condamné pour propos révisionnistes.

Le parquet classe la plainte de Jules S. 22 juillet 99

Un magistrat classe l'affaire en considérant que "la victime, par son comportement, s'est rendue responsable de l'infraction dont elle se plaint" (sic). Le comportement en question, c'est la distribution de tracts contre l'arrêté anti mendicité de Peyrat, Maire de Nice, ancien responsable du FN. Coïncidence?

Incendie du local de l'UNEF - faculté de Droit 24 juillet 99

Le préfabriqué des locaux étudiants est incendié le samedi 24 juillet au matin (soit 5 jours après le résultat de la commission de discipline et 2 jours après le classement de l'affaire de Jules S.). Les membres du GUD se sentiraient ils impunis?
De toute évidence, le feu est parti du local de l'UNEF.
Le parquet ouvre une information judiciaire. Selon les enquêteurs, tout porte à croire que l'incendie est criminel.
Yasmina T. est mandatée par l'UNEF pour ester en justice. Elle dépose une plainte auprès du Procureur de la République et joint un document contenant tous les renseignements connus de sa part.
A notre connaissance (de source policière) au 23 septembre 99, ni la faculté de droit, ni l'université de Nice n'ont déposé de plainte, comme elle s'y sont, publiquement, engagées.


Menaces - Vendredi 24 septembre 99 - Vieux Nice

Vers 20h Grégory C., l'individu qui a menacé Sylvain A. menace Stéphane P. en lui disant : "tu veux un coup de tronche ?", puis se dirige vers Sylvain A. et lui dit "tu te souviens de moi ? On se reverra…"


Agression - Samedi 2 octobre

Raph, militant anarchiste est agressé


Agression - Lundi 3 octobre 99 - Faculté de lettres

Sébastien, militant JCR, est agressé. Philippe V. accompagné d'un jeune homme (taille 1m85, corpulence moyenne, cheveux très courts, très bien habillé) entrent dans le hall H de la Faculté de Lettres. Ils renversent un panneau du syndicat Unef ID. Sébastien attend que les deux individus s'éloignent et remet le panneau en place. L'individu accompagnant V. se précipite sur Sébastien et le roue de coups.
Sébastien accompagné d'étudiants va voir la Doyenne de la faculté Mme KIRCHER qui refuse d'intervenir.
Une plainte est déposée.

Révélations du Procureur de la République:
le dossier du GUD a disparu du Palais de Justice de Nice - 7 octobre 99

Le Procureur Eric de Montgolfier avoue dans une interview pour "Le Nouvel Observateur" que certains dossiers s'égarent, et que celui du GUD a complètement disparu.
Suite au remous que ces révélations suscitent, il apprend par un journaliste du Patriote Côte d'Azur (hebdomadaire communiste des alpes maritimes) que le dossier Jules S. est classé, malgré l'identification de l'agresseur. Surprise du Procureur qui accepte sur la demande de M° Ciccolini, avocat de nombreux agressés, de rouvrir le dossier.

Conférence de presse de l'UNEF - Lundi 11 Octobre 99 - place du palais de justice

L'UNEF décide de donner toutes les informations, que différentes organisations ont mis en commun, au Procureur de la République et à la Presse.

Les autocollants du GUD
qui souillent Nice:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tract de Nikaia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

local de l'UNEF incendié

1999/2000 MJCF-06
Mouvement des Jeunes et Etudiants Communistes