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Carnaval est un moment de fête et de joie;mais cette année il ne fait que nous rappeler cruellement que notre ville impose un véritable apartheid social légalisé. Chaque été depuis plus de 2 ans les SDF sont interdits de cité pour ne pas "agresser" l'oeil des touristes, pour donner une image “plus belle” de la ville. Les luminaires que la mairie a fait tendre en une sorte de rideau de fer qui quadrille le ciel au dessus de la place Masséna semblent bien à l'image de la politique de la ville. En 96, il y a eu d'abord le coup d'éclat de la “déportation” au Mont Chauve. La police ramassait, souvent de façon violente et abusive, les SDF pour les amener hors de la ville. Après quoi en 97, il y a eu le faux mea-culpa de la structure d’accueil dans un préfabriqué; un accueil en papier maché en somme. où il y avait principalement des routards plutôt que des SDF. La police n’a pas stoppé son “travail” mais a fait en sorte de le faire plus à l’abri des regards indiscrets. Il faut en finir avec cet arrêté,
par simple humanité tout d’abord, mais aussi politiquement: presque
partout en France ce type d’arrêté a été considéré
comme illégal.
Ce ne sont pas les SDF qui sont agressifs comme voudrait le faire croire la municipalité. C’est la politique de la ville qui est agressive, et sous les formes les plus variées. Lorsque le Maire avait interdit la pub Beneton qui mettait en scène deux chevaux, il s’en était pris aux “noirs” et aux homosexuels. Ancien membre du parti fasciste FN, les thèmes et les pratiques de l’exclusion le poursuivent. D’autres exemples?
Aujourd’hui les SDF, et demain ? La chasse aux SDF ne se déroule pas seulement l’été. Toute l’année, la police municipale “s’occupe” des SDF, sous les yeux des passants. En pratiquant l’exclusion, Nice
est en train de s’exclure petit à petit des valeurs de la collectivité
nationale. Le maire entend gérer la ville comme un vrai chef (souvenir,
souvenir... ) et pas vraiment comme un élu républicain. Pour
combien de temps encore ?
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