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| 1- Les desplazados
Depuis plusieurs mois, dans l'état
du Chiapas, les groupes paramilitaires sément la panique dans les
populations indigènes. Ces groupes armés par de grands propriétaires
et tolérés, voir aidés par les autorités, s'attaquent
aux villages de sympathie zapatistes. Les dits villages zapatistes étant
avant tout de simples "pueblos" où vivent des "indigenas", soucieux
de
Cette violence s'est dévoilée de manière spectaculaire le 24 décembre dernier lorsqu'un groupe paramilitaire dénommé "Mascara Roja" assassine 45 personnes, femmes et enfants au village d'Acteal. Cependant, il ne s'agit pas des premiers assassinats, mais d'un point remarquable caractérisant la situation de tension générale. Il paraît également vraissemblable, que ne pouvant user directement de sa force armée pour anéantir les rebelles, ceci grâce aux pressions nationales mexicaines mais aussi internationales, les autorités mexicaines usent des paramilitaires, recrutés parmis les villages de la région pour tenter d'éthnitiser le conflit et par là de diviser les peuples indigènes. Face à ces attaques, à
cette violence, les familles quittent leur villages pour chercher refuge
dans les communautés zapatistes de la région. Comme par exemple
a la communauté zapatiste de Polho, cernée d'un campement
militaire et de trois campements paramilitaires sans que ceux-ci soient
inquiétés. Ce village, organisé autour des principes
communautaireszapatistes, connaît une affluence croissante de réfugiés,
ils sont plus de six milles a chercher ici une protection. Disséminés
dans une montagne froide et humide, avec rien que des toiles de plastique
en guise de protection et comme unique bien.
Cependant une solidarité s'organise
pour soutenir les réfigiers. D'abord, au coeur même du village
de Polho. Les principes de partage d'une communauté zapatiste font
que chacun travail et partage pour le bien commun. Les enfants ont
tous la possibilité de suivre des activités éducatives.
Des groupes de protections surveillent les entrées dans le village
ainsi que la zone où vivent les réfugiers, pour prévenir
toute attaque de paramilitaires. La nourriture et les médicaments
sont distribués équitablement.
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2- La société civile
La solidarité s'organise dans
le pays en faveur de l'aide au desplazados. Le plus souvent autour d'ONG,
qui récoltent et font transiter vivre et médicaments. Ces
associations sont très diverses. LA BOCA, qui regroupe jeunes artistes
et étudiants de la capital organise des concerts de soutient aux
zapatistes, mais également récolte des fonds pour aider les
villages zapatistes et les réfugiers a résister. Interrogé,
un des membres de ce groupe se déclare "pour l'autonomie des peuples
indigénes du Chiapas
Ces aides en sont pas seulement humanitaires, elles conservent un caractère politique fort, ce qui explique que les autorités répugnent à les encourager et cherchent plûtot a les freiner. En effet, en aidant les villages zapatistes à résister. Empêcher que les déplacements de populations orchestrés par les paramilitaires aux ordres des Priistes (pouvoir et propriètaires) ne viennent étouffés des communautés en révolte. Apporter un soutient matériel aux villages zapatistes et au réfugiers, c'est avant tout participer a un mouvement de résistance fort pour le droit et la dignité d'un peuple. Au delà, c'est également résister a ce que la mondialisation ultralibérale de l'économie impose à tous les peuples de la planète : la perte de son identité et de ses droits. |
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