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&Co... No 16

 

Lors d'une entrevue avec le recteur d'Académie, celui-ci a laissé entendre aux lycéens que la suppression de la carte scolaire pourrait être envisageable. Si elle se réalisait, cette hypothèse aurait de graves conséquences. La carte scolaire est le découpage du territoire en secteurs géographiques dans lesquels l'Education nationale organise les moyens de formation pour la population en âge scolaire (écoles, collèges, lycées…). L'égalité suppose donc que l'offre de formation soit de qualité identique dans chacun des secteurs. Le découpage implique une répartition équitable des options dans chacun des secteurs. Pour permettre l'organisation correcte de ce système, il faut que l'administration connaisse à l'avance les besoins du secteur concerné. Cela implique l'obligation, sauf exception pour les élèves du secteur, d'aller dans les établissements du secteur. Ce système, destiné à assurer l'égalité sur tout le territoire, peut souffrir de défauts. Lorsque dans un secteur le nombre de places offertes dans un lycée est inférieur au nombre d'élèves qui devraient y entrer, le secteur est défavorisé,
le lycée surpeuplé (n'est-ce pas, lycéens de Guillaume Apollinaire !). Puis, lorsque dans un secteur il manque un lycée, cela surcharge les secteurs voisins (ou en est la construction du lycée de Vence ?). Quand les travaux ne sont pas faits dans un secteur, l'établissement est moins attractif que les autres des secteurs voisins, les conditions de travail moins bonnes (avez-vous entendus parler de l'histoire de l'Aile D à Estienne d'Orves ?). Actuellement, le système fonctionne mal. Deux solutions : - la solution libérale, version moderne de la théorie du renard libre dans le poulailler libre : permettre à chacun de choisir son établissement. Mais qui d'après vous aura réellement les moyens de choisir son établissement ? - la solution démocratique, qui consiste à s'attaquer aux causes de ces dysfonctionnements:


construire les lycées nécessaires et y mettre le personnel indispensable, ouvrir les options qui correspondent aux besoins (bien les répartir, et non pas les supprimer !), et cela en favorisant l'égalité entre les secteurs (pas de lycées "poubelle" à cause des quartiers plus ou moins côtés). C'est vrai qu'il faut peut-être envisager des redécoupages de secteurs. La JC a choisit cette solution. Elle réclame la construction immédiate d'un LEP, d'un lycée d'enseignement général, des affectations supplémentaires de profs et de personnels non enseignants dans l'Académie de Nice. Plus encore qu'ailleurs, on ne doit pas tolérer l'entrée du libéralisme des nos bahuts. L'éducation est trop précieuse pour être inquiétée par des considérations bassement matérielles.

Aurélie